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Histoire

Les origines:

Cette montagne isolée a reçu dès l'époque Gallo-Romaine le nom de "Grande Montagne" (Magnus Mons), d'où vient Mesmont.
Elle a été aux temps néolitiques surmontée d'une double enceinte dont les traces sont visibles encore aujourd'hui.
Forteresse d'une peuplade dont le centre devrait se trouver à Malain (centre commercial).
Il semble qu'avant l'époque romaine, elle ait cédé le pas à Sombernon, sans doute plus accessible; c'est en tout cas à l'époque Gallo-Romaine que sombernon et Malain atteignirent le sommet de leur puissance; ce sont alors les deux bourgs principaux du pays.
Mesmont n'était pas d'ailleurs complètement abandonné.
A l'ouest du plateau, un village antique a été découvert, ou l'on a retrouvé des poteries gauloises et romaines et des tuiles à rebords.
Il semble même qu'il y avait là des constructions grandioses, un temple circulaire que l'on a attribué à Apollon.


La fin de l'époque Romaine:

Devant les invasions barbares qui déferlèrent sur notre région de 276 au milieu du 5eme siècle, les populations de la valée de l'ouche et de la plaine de Malain se retranchèrent sur le Grand-Mont.
Et c'est là sur ce plateau occupé de nouveau que l'évêque de Langres fonda vers 435-450, une église chrétienne, sur l'emplacement très probable de la chapelle actuelle.
Elle fut dédiée àà un martyr romain, dont le cultese propageait à cette époque: le diacre Saint-Laurent.
Seule l'église pour toute la région, mère et maîtresse de toutes celles qui furent ensuite fondées, elle ne parait pas avoireu un baptistère.
Tout au début on ne donnait le batême que dans les baptistères de l'évêque; il n'y en avait un qu'à Langres et à Dijon.
Mais bientôt, le baptême fut donné ensuite au centre de la paroisse.
Il semble que celui de Mesmont ait été installé dans un très important bourg: Fleurey, ou peut-être, au pied de la montagne à l'est, au hameau de la Serrée qu'un chemin reliait à la montagne.
Mais déjà la population avait en partie quitté le plateau inhospitalier pour s'installer le long de la route, on l'appela Longvic (Longus Vicus ou village allongé).


L'âge d'or de la chrétienté locale:

Malgré l'abandon progressif de l'agglomération du plateau, l'église y demeura, et avec elle, le fonctionnaire mérovingien qui gouvernait la région "le pagre", petite circonscription dont tout le nord était occupé jusqu'au sources de la seine par la fôret de Cestres (près de saint seine l'abbaye), dont les clairières recelaient de nombreux hameaux ou des fermes; au sud la circonscription atteignait Labussière; à l'est Verrey sous Drée.
Dans le 6eme siècle, résidait auprès de l'église Saint-Laurent une communauté de clercs, un véritable "presbyterium" qui la desservait.
L'un de ses chefs est connu: Saint Eustade, que l'évêque de Langres, Grégoire, mettra à la tête du premier monastère de Saint-Bénigne de Dijon, qauand il organisera le culte de ce saint, vers 525-535.
Ce n'était pas encore une communauté de religieux, mais des clercs.
eustade y mourut sans doute à Dijon ou son tombeau se trouvait auprès de celui de Saint-Bénigne.
Au siècle suivant, Mesmont ou ses environs immédiats donnera le jour à un autre saint, Baudry.
Le renom de Mesmont demeura à l'époque carolingienne; le "pays" devient un "comté" et son chef désormais s'intituler "comte du Mes montois".

Mais bientôt commence la décadence: les pentes de la montagne accueillent les habitants qui désertent le sommet.
Vers l'an mil, les grands seigneurs féodaux de la région s'installent à Sombernon et à Blaisy-Haut.
Les épidémies et les guerres privées feront le reste; le sommet déserté ne connaîtra plus que l'église Saint-Laurent et son cimetière qui l'entoura vers le 8e ou le 9e siècle.
On en construisit une nouvelle dans le village; celle du haut démolie, céda la place à la petite chapelle actuelle qui demeur le témoin de l'une des premières églises chrétiennes du diocèse de Langres et l'un de ces lieux les plus vénérables, l'un de ceux qui a fourni le plus de saints à la Bourgogne centrale.




1965


Les scouts de Francede la Première Dijon désireux de s'aiguiller progressivement sur les nouvelles orientations du scoutisme, ont décidé de rechercher une chapelle à restaurer.
La chapelle Saint-Laurent du cimetière de Mesmont leur est indiqué, comme étant abandonnée depuis une quarantaine d'années.
Ils vont la visiter le jour de la toussaint et s'enthousiasmèrent vite pour ce travail qui s'est avéré beaucoup plus vaste que prévu.

Les chefs et tous les scouts de la 1ere Dijon tiennent à dire toute leur gratitude aux habitants de Mesmont Albert Dupaquier, maire de Mesmont et Madame de Meyrignac.

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